Les 7 erreurs qui ralentissent la récupération de votre permis
- Lineï Provin

- 1 déc. 2025
- 3 min de lecture

Récupérer son permis de conduire peut être simple… à condition d’éviter quelques pièges. Entre les démarches administratives, les délais de prise de rendez-vous, les examens médicaux et les tests psychotechniques, beaucoup de conducteurs perdent des semaines, parfois des mois, simplement parce qu’ils ne connaissent pas les règles ou qu’ils s’y prennent trop tard. Dans cet article, je vous présente les 7 erreurs les plus courantes qui ralentissent inutilement la récupération du permis, afin que vous puissiez anticiper, gagner du temps et limiter le stress.
1) Se présenter à la visite médicale sans avoir passé le test psychotechnique
C’est l’une des erreurs les plus fréquentes. Le test psychotechnique est obligatoire pour :
toute suspension de 6 mois ou plus,
toute invalidation pour solde de points nul,
toute annulation judiciaire.
Le problème : certains documents remis par la préfecture ou les forces de l’ordre ne mentionnent pas clairement cette obligation. Résultat : de nombreuses personnes vont à la visite médicale sans le test et doivent revenir une seconde fois après l’avoir passé.
2) Oublier de remettre son permis après réception de la 48SI
En cas d’invalidation (courrier 48SI), il faut remettre son permis à la préfecture, ou le déclarer perdu/volé. C’est seulement à partir de ce moment que démarre la période de 6 mois d’interdiction de conduire (ou 1 an en cas de seconde invalidation en 5 ans).
Ne pas le faire à temps, c’est retarder automatiquement toute la procédure.
3) Ne pas s’inscrire sur l’ANTS dans les 9 mois après l’invalidation/annulation
Pour les conducteurs non probatoires, après une invalidation ou une annulation judiciaire, il faut impérativement s’inscrire sur l’ANTS dans les 9 mois qui suivent la remise du permis. Passé ce délai : il faudra repasser le code et la conduite, au lieu de seulement le code. Une erreur qui peut coûter plusieurs mois supplémentaires.
4) Sous-estimer les analyses biologiques (alcool ou stupéfiants)
Pour les suspensions, invalidations ou annulations liées à l’alcool ou aux stupéfiants, des analyses biologiques récentes sont obligatoires. Selon votre fréquence de consommation, il peut être nécessaire de respecter plusieurs semaines, voire plusieurs mois d’abstinence pour obtenir des résultats conformes.
Deux difficultés fréquentes :
Certains repassent le test psychotechnique qui n'est valable que 6 mois car ils n’arrivent pas à arrêter à temps.
Les rendez-vous en comissions médicales sont rares et les créneaux partent très vite, il faut donc anticiper bien avant d’avoir un rendez-vous.
Important : dans la majorité des départements, les analyses doivent dater de moins de 15 jours, mais cela peut varier selon la préfecture.
5) Procrastiner et ne pas aller au bout des démarches
Les démarches peuvent être longues, parfois coûteuses et souvent contraignantes. Certains abandonnent temporairement ou avancent à petits pas :
manque de temps,
difficulté à réviser le code,
impossibilité de poser un congé pour les rendez-vous,
sentiment de découragement…
Chaque pause dans le processus ajoute des semaines à la récupération du permis.
6) Ne pas anticiper les délais de traitement de l’ANTS
L’ANTS peut mettre plusieurs semaines à valider un dossier. Pour éviter de devoir attendre au-delà de la fin de votre interdiction, il est crucial de déposer le dossier complet en avance. Beaucoup de conducteurs envoient leurs pièces trop tard et se retrouvent à patienter alors même que leur suspension est terminée.
7) Conduire sans permis pendant la période d’interdiction
Certaines personnes choisissent “la facilité” : continuer à conduire sans permis en attendant de le récupérer. C’est une idée risquée. En cas de contrôle, les sanctions peuvent être lourdes :
immobilisation du véhicule,
amendes,
nouvelles poursuites.
rallongement des délais.
Sans parler des conséquences dramatiques en cas d’accident où aucune assurance ne vous couvre.
Conclusion
La récupération du permis n’est pas toujours un parcours simple, mais en évitant ces erreurs, vous pouvez réduire considérablement les délais. L’anticipation reste la clé : tests psychotechniques, analyses, rendez-vous médicaux, dépôt du dossier sur l’ANTS… Tout ce qui peut être fait en avance doit l’être. Si vous suivez ces conseils, vous gagnerez non seulement du temps, mais aussi en sérénité.



Commentaires